le blog'notes

 

le Blog'notes de Charlot du 13

 

les laskar

 

Charlot du 13

 

L'ouverture de ce blog-notes
Mes aventures avec l'administration
Mes aventures avec la maladie
Pages éparses de ma mémoire
Moi, sexygénaire
Mes amours, mes emmerdes
Atelier d'écriture Nadia
Atelier d'écriture Prose des Vents
Les histoires de Naël
Babou le petit éléphanteau
Kwakou Le bébé trop petit
Dizzy & Co, les joyeux dinos
La Princesse Anthracite
Les calebasses de mon pépé
Les dessins magiques de ma mamie
L'ogre à l'éclair
Diverses élucubrations
L'ancien testament
Les Evangiles au XXIème siècle
_
 
Vos commentaires
 
Hommage à Jo-Vy
L'Algérie de Jacky
Au jardin d’essais
 
Hommage au vrai Charlot
 
Mais oui, vous êtes sur un site des
LASKAR & CO
Babou le petit éléphanteau

 

 


Texte Shalom Laskar
Illustrations Dorothée Haller

 

 

 


Un troupeau d’éléphants traverse la savane.
Ils cherchent de quoi manger.
Une grande sécheresse s’est abattue dans la région.
L’herbe est sèche.
La terre est craquelée.

 

 

 


Le Troupeau d’éléphants entre dans la forêt.
Peut-être y aura-t-il quelques feuilles ?
La forêt garde un peu plus l’humidité.
C’est possible qu’il y ait des feuilles bien vertes.

 

 

 


C’est exact ! Il y a des feuilles bien vertes et bien juteuses.
Là, il y a de belles feuilles à dévorer.
Maman et Babou mangent des feuilles.
Babou ne s’en sort pas très bien.
La feuille est trop grosse.

 

 

 


Après le repas, ils vont boire à la mare.
Mais attention au crocodile !
Babou s’approche de l’eau mais il y a un gros crocodile.
Le crocodile est un animal très dangereux
qui n’a pas peur des éléphanteaux.

 

 

 


Maman tape dans l’eau avec ses pattes et sa trompe
pour chasser le crocodile.
Le crocodile craint les éléphants adultes. Ils sont bien plus forts…
La mère tape sur l’eau, le crocodile s’est éloigné. Il a fermé la gueule.
Babou boit avec sa bouche.
Il ne sait pas bien se servir de sa trompe.

 

 

 


Tout le monde est fatigué de la longue marche.
Ils vont dormir. Babou se couche contre sa mère.
La mère caresse Babou avec sa trompe.

Bonne nuit Babou.
Bonne nuit maman.

 

Babou n’arrive pas à dormir. Il y a des cailloux qui lui font mal.
Babou cherche une nouvelle place.
Il se lève et va dormir un peu plus loin.
Sa trompe le gêne, il ne sait pas où la mettre.
Il n’aime pas sa trompe.
Elle ne sert à rien.

 

 

Ah ! on est bien, ici !
Babou s’endort enfin. Il est loin de maman.
Babou s’installe et s’endort.
Babou est loin des autres.
Sa trompe est enroulée comme un tuyau d’arrosage.

 

 

 

Dans la nuit, la forêt prend feu.
Les éléphants doivent se mettre à l’abri, loin de la forêt.

Babou, loin de tous, est resté endormi.

 

 

Les flammes se sont rapprochées.
Les éléphants se sauvent en courant.
Maman n’a pas vu Babou.
Elle croit que c’est papa qui l’a emmené.

 

 

 

Babou dort.
Les flammes sont bien proches maintenant.
Papa pense que Babou est avec maman.

Mais Babou dort encore.
On l’a oublié.

 

 

Babou se réveille par la chaleur.
Les flammes approchent.
Babou ouvre grand les yeux
devant les flammes encore plus proches.

 

 

 

Le feu est là. Le feu est partout.
Vite, vite, il faut se sauver.
Mais où aller ?
Babou est en nage.
Il est affolé.
Il a les yeux plein de larmes.

 

 

Dans la mare !
Mais... il y a peut-être le crocodile !
Babou s’approche de l’eau.
Il cherche le crocodile des yeux.

 

 

Tant pis ! on y va !
Tout va brûler,
Babou ne veut pas griller comme une saucisse.
Babou met ses pattes dans l’eau.

 

 

Le crocodile a dû se réfugier loin, au milieu de la mare.
Allez, dans l’eau !
Babou rentre tout son corps dans l’eau.

 

 

 

Babou ne sait pas nager.
Il doit rester au bord et sortir la tête pour respirer.
Les flammes ont atteint la rive.

 

 

Babou a la tête très chaude.
Elle brûle presque...
La tête de Babou fait de la fumée.

 

 

 

Babou doit mettre la tête sous l’eau pour ne pas qu’elle brûle.
Mais alors Babou étouffe.
Il ne peut pas respirer dans l’eau.

 

 

 

Alors, il sort la tête.
Mais alors, elle brûle !

 

 

 

Babou rentre la tête sous l’eau.
Babou sort la tête de l’eau.
Babou rentre la tête sous l’eau.
Alors ? Quoi faire ?
Mourir brûlé ou mourir noyé ?
Sortir la tête ou la rentrer ?

 

 

 

Oh ! Mais Babou a une idée :
Il doit se servir de sa trompe pour respirer.
Il sort sa trompe.
Mais la trompe commence à brûler !

 

 

 

Il faut mettre la trompe juste à la surface pour ne pas qu’elle brûle.
Ah ! on est bien, comme ça !
Babou s’est installé. Il est assis sur un rocher dans l’eau.
Il a les yeux grand ouverts sur le spectacle.
La trompe est juste à la surface.
Il a inventé le tuba !

 

 

 

Babou se régale de voir l’incendie.
Il est confortablement installé.
Babou reste toute la nuit comme ça.
Il regarde les flammes.
C’est beau quand on est à l’abri !

 

 

 

Au matin, tout a brûlé.
Babou est fatigué.
Il voudrait dormir, mais le sol est trop chaud.
Babou tâte le sol qui fume encore.
Il a quelques poils brûlés sur la tête.

 

 

 

Ah ! ma trompe !
Je vais encore me servir de ma trompe !
Je vais arroser le sol pour le rafraîchir.
Babou aspire de l’eau dans sa trompe.

 

 

 

Babou souffle dans sa trompe.
Babou se sert de sa trompe
comme d’un tuyau d’arrosage pour mouiller le sol.
Ouf ! Enfin du repos !

 

 

 

Babou dort.
Il a quelques poils brûlés sur la tête.
Mais il est bien.
Il dort...

 

 

 

Dans la journée, les éléphants reviennent en courant.
Maman est affolée.
Elle est inquiète.
Elle cherche son Babou.
Les éléphants marchent dans une forêt calcinée.

 

 

 

Elle craint le pire.
Si petit, encore bébé, il n’a pas dû se sortir de cet horrible incendie...
Ils se rapprochent de la mare de la veille.

 

 

Oh ! Mais c’est Babou !
Il est vivant !
Elle aperçoit Babou et va droit sur lui.
Elle le réveille avec sa trompe.

 

 

 

Maman !!!!!!!!!!
Babou !!!!!!!!!!

Maman et Babou sont heureux.
Ils s’embrassent.

 

 

Vite, partons de cet endroit sinistre.
Il n’y a plus rien à manger ici.
Les éléphants partent à la queue leu leu.
Babou frétille de la trompe.

 

 

Allons voir ailleurs si l’herbe est plus verte.
Oh ! Il y a des grosses bananes !

 

 

 

Les éléphants ont trouvé une bananeraie…
Hum ! C’est bon, les bananes !

Babou mange une banane.
il est ravi
Maman lui caresse le crâne de sa trompe.

 

 

 

On est bien, en famille...
Babou peut dormir.
Babou, maman, papa, les éléphants, le clan, c’est la sécurité.

 

 

 

Bonne nuit, Babou !
Bonne nuit, Naël !
Bonne nuit, papi Shalom !
Bonne nuit, mamie Dorli !

 


Pancakes salés à la banane plantain
Tatale du Ghana

- 1 banane plantain très mûre (noire) ou deux bananes classiques bien mûres
- 1 demi oignon, réduit en purée (à la râpe moyenne)
- 1 cuill à café de gingembre râpé
- 1/8 de piment africain finement haché
- 1 pincée de piment de cayenne
- 2 belles pincées de sel
- 3 cuill à soupe de farine de riz
- 1 cuill à soupe d’huile de palme (ou huile végétale de votre choix)

Voilà une recette gagnante pour le petit déjeuner ou le brunch, qui a en plus l’avantage d’être végane. Parfois le matin on a besoin de saveurs douces et sucrées pour s’éveiller en douceur, et parfois on a envie de quelque chose de plus punchy, où la morsure du piment nous tire avec efficacité de nos rêveries.
Les tatale du Ghana (puisque c’est ainsi que s’appellent ces pancakes épicés) sont délicieusement sucrés-salés: la plantain très mûre apporte le sucre, tandis que gingembre frais, oignon et piment africain leur donnent du punch. Les pancakes ne sont pas liés à l’oeuf mais simplement à la farine de riz (ou de maïs), ils sont donc assez délicats. La cuisson traditionnelle à l’huile de palme leur donne une jolie couleur orangée, mais si vous n’en avez pas, vous pouvez tout à fait les cuire à l’huile végétale de votre choix.
Si vous n’avez pas accès à des plantains, vous pouvez bien sûr utiliser des bananes classiques, ça fonctionnera également! Je vous donne les proportions pour une banane plantain mûre (c’est à dire complètement noire) pour 1-2 personnes.
Pour peler la banane plantain, faites une encoche au couteau sur la longueur et déshabillez-la.
Coupez-la en tranches dans un bol, et écrasez-la en purée à la fourchette ou au pressepurée.
Ajoutez gingembre, piment frais, piment sec, sel et mélangez bien. Ajoutez enfin la farine de riz et mélangez pour obtenir une pâte assez épaisse.
Faites chauffer votre poêle sur feu moyen et versez-y l’huile. Quand elle est chaude, prenez une cuillère à soupe de pâte, et à l’aide d’une autre cuillère, faites glissez dans la poêle.
Aplatissez avec le dos de la cuillère pour former un pancake d’un cm d’épaisseur environ.
Répétez avec le reste de pâte.
Faites cuire quelques minutes de chaque côté, jusqu’à ce qu’ils soient joliment dorés. Utilisez une spatule large pour les retourner: attention, ils sont assez fragiles.
Servez chaud ou tiède, garnis si vous le voulez d’un peu de coriandre pour faire plus chic !